FIF: retrait de Cissé Souleymane- L'élégance du 'NON'
« Mettre les chiffres en récit »
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FIF: retrait de Cissé Souleymane- L'élégance du 'NON'
Dans le football ivoirien — et au-delà — on connaissait le retrait discret, le retrait négocié, le retrait monnayé. Monsieur Cissé Souleymane vient d'inventer le *retrait libre*.
Et c'est, paradoxalement, l'acte le plus fort de cette séquence à la Fédération Ivoirienne de Football.
Quatre décennies au service du ballon rond. Une grave blessure qui n'a jamais brisé la vocation. Dix années à consacrer près de 500 millions de francs CFA par an pour faire vivre décemment le Racing Club d'Abidjan. Un titre de champion de Côte d'Ivoire. Puis la relégation, assumée tête haute. Un livre-programme : Le foot que nous méritons.
Et quand il aurait pu, comme tant d'autres, obtenir un poste, négocier un maintien, monnayer une contrepartie à l'ombre — il a dit *NON*. Sans fioritures. Sans rendez-vous discret. Sans billet glissé sous la table.
> « Renoncer à une candidature n'est pas renoncer à un combat. »
> — Souleymane Cissé
Cette phrase, à elle seule, met au défi tous ceux qui transforment nos fédérations en marchés.
Cissé ne disparaît pas du football ivoirien. Il vient d'y entrer — par la grande porte, celle de l'honneur.
*La question, désormais, n'est plus de savoir qui présidera la FIF. Elle est de savoir combien d'hommes, dans ce football, sont capables d'en dire autant.*