FIF / Reprise du championnat national le 26 septembre : Idriss Diallo doit courir plus vite que le lièvre !
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FIF / Reprise du championnat national le 26 septembre : Idriss Diallo doit courir plus vite que le lièvre !
Ce mois de septembre 2026 est un mois particulièrement chargé en Côte d'Ivoire. Après la rentrée cacaoyère et la rentrée scolaire, ce sera la rentrée footballistique au plan du championnat national dans toutes les Ligues et Divisions. En effet, le coup d'envoi de la Ligue 1 ivoirienne (Saison 2026-2027) est prévu pour le samedi 26 septembre 2026 au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro. A cette occasion, le président de la FIF, Yacine Idriss Diallo, a déjà appelé l'ensemble des acteurs du football national au respect et à la responsabilité pour garantir le succès de cette nouvelle saison.
Le fait est que l'événement attendu s'est produit dans le monde du football en Côte d'Ivoire. Yacine Idriss Diallo a été réélu - pour ne pas dire plébiscité - à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) lors de l'Assemblée générale élective le 12 septembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Entamant ainsi un second mandat consécutif de quatre ans. Président sortant, il a obtenu une large majorité lors de l'Assemblée générale, matérialisant son maintien à la tête de l'organe fédéral par 123 voix sur 149 suffrages exprimés. Son mandat de quatre ans court de 2026 à 2030. Et avec lui, le football ivoirien au plan national. Pour sûr, Idriss Diallo et son Comité exécutif auront la lourde tâche de courir plus vite que le lièvre ! Car la carosse des problèmes qui se posent au football ivoirien roule vite. Comme un lièvre qui court très vite. Trop vite même. Au point qu'il a toujours une longueur d'avance sur la FIF et les différents acteurs de cette discipline en Côte d'Ivoire.
Le principal bagage ici n'est pas une mince affaire. C'est la pauvreté chronique des clubs ivoiriens. De l'élite de la Ligue 1 aux clubs amateurs, tout le monde broit du noir, à quelques très rares exceptions près. Les présidents de clubs, fort dépourvus en Côte d'Ivoire, ont posé à la FIF la question de l'augmentation de la subvention qui leur est allouée dans les différentes catégories. Sur ce point, Idriss Diallo a promis de travailler à l'autonomisation financière des clubs. C'est une bonne nouvelle et les clubs attendent avec impatience son plan d'action. C'est en fait sur ce point que son second mandat sera jugé. Et non uniquement sur les participations des Eléphants aux compétitions internationales. En attendant, même si la totalité des revendications des clubs ne peut pas être satisfaite à la fois, il faut absolument que la FIF revoit à la hausse la subvention.
Qui plus est, il y aussi la question des infrastructures au plan local. En dehors des grands stades rénovés ou construits pour la CAN Côte d'Ivoire 2023 (qui s'est joué en 2025), à l'intérieur du pays les infrastructures sportives sont en lambeaux. Certes les stades de la CAN sont censés accueillir les rencontres de la Ligue 1. Mais leur exploitation régulière, dit-on, pose d'importants défis logistiques, financiers et structurels, ce qui explique pourquoi certaines enceintes, comme le Stade Alassane Ouattara d'Ebimpé, restent principalement réservées aux compétitions internationales et aux matchs des Eléphants. A un second niveau de standing, le stade Robert Champroux de Marcory est actuellement indisponible pour les compétitions de Ligue 1, en raison de travaux de rénovation. Seul le Parc des Sports de Treichville est opérationnel pour accueillir les rencontres sportives à Abidjan. Pour le reste, à savoir pour la Ligue 2 ainsi que le gros lot des Divisions, Districts et autres Amateurs, c'est le ghetto infrastructurel pour les clubs, tout comme c'est le ghetto salarial pour les joueurs.
Autant de défis à relever pour permettre aux clubs ivoiriens de rivaliser à nouveau avec les autres grands clubs africains au plan continental dans les compétions CAF où ils ne sont même plus en mesure de figurer dans les derniers carrés. Assurément, le président de la FIF, Idriss Diallo, a du pain sur la planche. C'est pourquoi il devra courir plus vite que le lièvre, s'il veut rattraper et distancer les problèmes qui minent la discipline sportive dont il a la charge, pour quatre années encore.