Crise à Fédération ivoirienne de Taekwondo : La Fédération mondiale s'en lave les mains, le conflit continue
« Côte d'Ivoire, enracinement »
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Crise à Fédération ivoirienne de Taekwondo : La Fédération mondiale s'en lave les mains, le conflit continue
La crise au sein de la Fédération Ivoirienne de Taekwondo (FITKD) qui oppose deux blocs, à savoir les partisans du président élu Jean-Marc Yacé et un Comité de Transition (CDT-FITKD) soutenu par plusieurs clubs dissidents, continue. La Fédération mondiale (World Taekwondo), saisie du dossier, les a renvoyés dos-à-dos. La situation semble s'être intensifiée en août 2026, lorsque la Fédération mondiale de Taekwondo a refusé d'intervenir sur le fond, renvoyant officiellement le règlement du litige aux instances sportives et judiciaires nationales de la Côte d'Ivoire
Concernant les principales raisons du conflit, les dissidents reprochent à Jean Marc Yacé une '' gestion opaque '' des ressources financières et fustigent le bilan moral et financier présenté lors des Assemblées Générales. En clair, les dissidents demandent la destitution et le départ de Jean Marc Yacé. Cette querelle se déroule sur fond de scandale au plan de l'éthique. Il faut le dire, la crise a été lourdement exacerbée par des accusations de harcèlement sexuel au sein de l'encadrement technique national, ayant abouti à la condamnation par la justice de l'ex-entraîneur national Tadjou Attada en 2025. Les contestataires reprochent à la gouvernance actuelle d'avoir ignoré ces failles morales. Non sans s'élever contre les immixtions extérieures. Les dissidents accusent également des responsables de l'Union Africaine de Taekwondo (AFTU) de favoritisme et d'ingérence indue en faveur du bureau exécutif contesté.
En face, le '' camp présidentiel '' oppose à ses détracteurs la légitimité de sa présidence. En effet, le camp de Jean-Marc Yacé défend bec et ongles la légitimité démocratique de son mandat face ce qu'il considère comme des '' tentatives répétées de déstabilisation menées par le Comité de transition ''. La situation est bloquée vu que les parties campent sur leurs positions.
Au milieu des tensions, le conflit est désormais déféré à la tutelle ministérielle et au Comité national Olympique (CNO), après que l'instance mondiale du taekwondo s'en soit lavé les mains en rappelant qu'il appartenait aux autorités locales de trancher les manquements statutaires internes. Mais le bout du tunnel semble encore loin à la FITKD.