Côte d’Ivoire – Egypte : La hantise de la ‘’ bête noire ‘’, une psychose injustifiée qui profite aux Pharaons
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Côte d’Ivoire – Egypte : La hantise de la ‘’ bête noire ‘’, une psychose injustifiée qui profite aux Pharaons
Une fois de plus ! A la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023 [qui a eu lieu en janvier 2026] au Maroc, les Eléphants de Côte d’Ivoire qui étaient les tenants du titre à la suite de leur troisième sacre à domicile à la CAN précédente, ont succombé à une fâcheuse habitude : perde face à l’Egypte. Alors que les pronostics n’étaient pas en leur défaveur. Ils se sont, en quart de finale, inclinés comme à l’accoutumée devant les Pharaons d’Egypte qui, pourtant, affichaient une méforme flagrante.
En fait, ce que le sélectionneur Faé Emerse, les joueurs et les Ivoiriens, dans leur quasi majorité, craignaient, s’est réalisé : la sélection ivoirienne a été sortie par les hommes d’Hosam Hassan qui n’ont guère eu besoin de briller pour avoir le dessus. La triste vérité est que les Ivoiriens sont minés depuis toujours par une psychose injustifiée qui découle de leur inexplicable complexe d’infériorité face à l’Egypte, laquelle remonte à leurs premières participations à la CAN.
L’impuissance des Eléphants semble être le fruit d’une angoisse, d’une anxiété, d’une peur difficile à évacuer à la simple évocation du nom de l’Egypte, des encadreurs jusqu’aux athlètes. Le fait est que les Ivoiriens, devant l’Egypte, souffrent de la hantise de la ‘’ bête noire ‘’, cette psychose injustifiée qui profite jusqu’à présent aux Pharaons et dans laquelle les supporters résignés voit ‘’ le signe indien ’’.
Et pourtant, à travers l’histoire, de Laurent Pokou à Didier Drogba en passant par Abdoulaye Traoré dit Ben Badi et les autres, l’Egypte a rarement présenté face à la Côte d’Ivoire une équipe qui soit au-dessus des Eléphants du point de vue du talent des joueurs et de la qualité des effectifs. Tout s’est souvent joué au plan tactique car l’Egypte, sans toujours surclasser la Côte d’Ivoire, l’a souvent emporté de justesse en misant sur son efficacité et son réalisme devant les buts. Or, les questions tactiques et techniques peuvent se résoudre. Dès lors, elles ne sont pas insurmontables. L’encadrement de la sélection ivoirienne et les athlètes sur le terrain peuvent toujours proposer des schémas et des systèmes de jeu pour contrer la légendaire efficacité et le réalisme des Egyptiens. Le fait est que surtout, l’Egypte a toujours su profiter de la psychose qui terrifie les Ivoiriens et qui les fait déjouer face aux Pharaons. Comme ce fut le cas lors du quart de finale d’Agadir. Alors que l’Egypte était dans une petite forme, elle a néanmoins réussi, une fois de plus, à piéger les Eléphants qui avaient pourtant des chances de gagner ce match.
Au Maroc, la sélection égyptienne conduite par Mohamed Salah a présenté en fait un petit profil. Inefficace et peu créative, incapable de produire du jeu, l’équipe d’Hosam Hassan n’a rien montré de séduisant. Misant sur l’expérience de ses ténors dont la plupart sont issus du National AL Aly du Caire et du Zamālek, elle s’est laborieusement contentée au fil des matchs de piéger les équipes inexpérimentées et naïves en attendant tranquillement que l’adversaire commette une erreur, puis en usant d’habiles stratagèmes au plan psychologique pour le faire déjouer et le battre.
Mais ce manège n’a pas fonctionné face aux Lions sénégalais et aux Super Eagles nigérians qui ne se sont pas laissés intimider par les sept (7) Etoiles des Pharaons. D’abord les Sénégalais en demi-finale (1-0), puis ensuite les Nigérians en petite finale pour la troisième place ((0-0, 2-4 TAB), ont montré aux Eléphants de Côte d’Ivoire comment ont bat l’Egypte en neutralisant les Pharaons du Caire avant de les soumettre et de les défaire.
On le voit donc, parlant de la Côte d’Ivoire face à l’Egypte, il n’y a pas de ‘’ bête noire ‘’ ou de ‘’ signe indien ‘’ qui tienne. Le Sénégal et le Nigéria l’ont montré, prouvé et confirmé au Maroc devant les Pharaons. Cette illusion, qui n’a pas de sens en réalité, n’existe en fait que dans l’esprit des Ivoiriens. Et il suffit de le vouloir pour s’en défaire définitivement. Les Eléphants, qui ont suffisamment tiré de leçons à ce sujet, ont désormais l’obligation de se débarrasser de cette psychose injustifiée pour laquelle ils n’ont plus aucune excuse.