Augmentation de la subvention allouée aux clubs : Ce qui s'est passé avant l'AG élective de la FIF
« Mettre les chiffres en récit »
Partager
Augmentation de la subvention allouée aux clubs : Ce qui s'est passé avant l'AG élective de la FIF
La partie aura été très serrée pour le président réélu de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Yacine Idriss Diallo, concernant l'épineuse question de l'augmentation de la subvention allouée aux clubs, avant l'Assemblée générale élective du 12 septembre 2026 à Yamoussoukro. A en croire les sources, le locataire de la '' Maison de Verre de Treichville '' (comme on nomme le siège de la FIF) aura connu des nuits blanches suite aux revendications des clubs, portée notamment le président du Séwé Sport de San Pedro, Issa Ouattara. En effet, il avait dénoncé la candidature unique à la présidence de la FIF et appelé le Comité Exécutif sortant à fixer à au moins 300 millions de F CFA la subvention allouée aux clubs en Côte d'Ivoire et à augmenter dans la même proposition la subvention des clubs des autres Divisions. Une revendication soutenue par la majorité des clubs. Et cet appel ne pouvait être ignoré dans un contexte de quasi crise.
Certes au niveau du scrutin Idriss Diallo était bien parti pour être réélu, surtout avec le soutien du poids super lourd que représente le président de l'ASEC Mimosas, Me Roger Ouégnin. Mais l'enjeu se situait dans la crédibilité du scrutin et la légitimité du président qui en sortirait. Selon nos sources, une tendance entendait mener des actions pour obtenir un boycott massif de l'AG du 12 septembre 2026. Ce qui n'était pas de bon augure pour Idriss dont la légitimité aurait souffert d'une élection boycottée. Mais le locataire de la Maison de Verre de Treichville était pris, confie-t-on, entre le marteau et l'enclume : les conservateurs qui lui demandaient ne '' ne pas céder au chantage '' des clubs qui revendiquent la hausse de la subvention ; et les modérés qui l'exhortaient à '' faire un effort '', pour éviter le bras de fer susceptible de provoquer une grave crise. Finalement, après des discussions dont les contenus n'ont pas été révélés, Idriss Diallo a consenti à '' augmenter les subventions dans la mesure du possible ''.
Faut-il le rappeler, en août 2026, un collectif de 45 clubs ivoiriens regroupés au sein du mouvement " G45 " a réclamé une hausse substantielle des subventions annuelles versées par la Fédération ivoirienne de football (FIF) exigeant notamment le triplement de l'aide pour l'élite, de 100 millions à 300 millions de FCFA par club de Ligue 1 LONACI. Le président Idriss Diallo n'a pu satisfaire l'intégralité de la demande. Mais il a annoncé que la subvention passe désormais : pour la Ligue 1 LONACI de 100 millions FCFA 300 millions FCFA à 140 millions FCFA (au lieu des 300 millions réclamés), pour la
Ligue 2 de 50 millions FCFA à 70 millions de F CFA (au lieu des 200 millions FCFA exigés), pour la
Division 3 (D3) de 30 millions de F CFA à 40 millions FCFA (au lieu des 100 millions FCFA exigés), pour le football féminin de 10 millions FCFA à 15 millions FCFA. Tandis que l’allocation accordée aux groupements d’intérêt devrait atteindre 20 millions de FCFA.
En réalité, la pression des clubs s'était accentuée sous l'impulsion de certains dirigeants. Les frondeurs avaient menacé de bloquer l'Assemblée générale élective de la FIF qui s'est tenue le 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, si leurs exigences financières n'étaient pas prises en compte. En réponse le président Idriss Diallo a proposé '' une hausse mesurée '' dans le cadre de son plan de relance intitulé : " Transformer pour durer ". L'objectif de cette hausse étant de servir de levier pour la structuration des clubs. Mieux, le président de la FIF entend travailler à l'autonomie financière totale des équipes d'ici à 2030. Le président de la FIF a toutefois prévenu que cette hausse ne doit pas être perçue comme une simple perfusion financière, mais doit servir de '' levier de transformation '' pour pousser les équipes à se structurer. Reste à traduire dans les faits les engagements pris par la FIF.
Céline Sécongo