Accusations de détournement de fonds : Samuel Eto'o visé, pour son soutien à Gianni Infantino
« Le continent et le monde en partage »
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Accusations de détournement de fonds : Samuel Eto'o visé, pour son soutien à Gianni Infantino
Qui veut le scalp du président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) Samuel Eto'o Fils, après qu'il ait officiellement affiché son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino ? En dépit du fait que la mayonnaise tarde à prendre, des relais insistent : le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est à nouveau dans la tourmente, répète-t-on, alors que la sélection nationale est entrée en lice pour les qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.
Samuel Eto’o, ancien attaquant vedette et capitaine des Lions indomptables, réélu en novembre 2025 pour un deuxième mandat à la tête de l’instance, fait en effet l’objet d’accusations par voie médiatique de '' détournement de fonds et de blanchiment d’argent '' formulées par des acteurs du football camerounais.
L'affaire remonte, fait-on savoir, aux matchs amicaux disputés par le Cameroun en 2022 et 2023. Eto'o est accusée d'avoir dissimulé deux versements de 455 056 euros et 112 514 euros, soit un total 567 570 euros, effectués par la Fédération russe de football dans le cadre d’une rencontre entre les deux sélections, en octobre 2023, à Moscou. Cet argent n’avait pas, explique-t-on, été crédité sur le compte de la FECAFOOT, mais sur un compte appartenant à Samuel Eto’o, à la Qatar National Bank à Doha. Voici pour les charges contre Samuel Eto'o Fils, en pleins éliminatoires de la CAN 2027.
Mais s'agit-il d'une dissimulation dès lors que la fédération camerounaise n’a pas nié les faits, expliquant seulement ne pas disposer de compte habilité à recevoir des fonds provenant de Russie, pays soumis à des sanctions ? A la vérité, tout ceci ne serait probablement pas arrivé si le président de la FECAFOOT n'avait pas affirmé publiquement son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino, qui fait face à des attaques pour sa politique à la tête de l'instance fédérale mondiale. Samuel Eto'o paye en réalité pour son soutien clairement affiché au président de la FIFA, Gianni Infantino dont il a courageusement défendu le projet d'investissement privé dans les compétitions sportives organisées par la FIFA.
En fait, le programme FIFA FORWARD présenté par Infantino - le fameux projet qui a fait l'objet de diabolisation et de stigmatisation - n'est pas une mauvaise chose en soit. Il faut qu'on le sache, ce projet a été conçu pour apporter une aide financière accrue aux pays qui sont dans le besoin par l'attribution de fonds plus importants aux associations membres pour leurs activités et leurs infrastructures. Mieux, la bonne gouvernance devait être de mise dans ce projet, car chaque cycle imposait des audits rigoureux sur l'utilisation des sommes versées. Ce premier aspect du programme n'était pas moralement attaquable. Ce qui a en fait créé et alimenté la polémique, c'est que Gianni Infantino entendait mobiliser des ressources financières à travers des investisseurs privés. Il a proposé la création une filiale commerciale visant à lever 20 milliards de dollars. C'est ce point qui a mis le feu aux poudres. Si bien que le pauvre président de la FIFA qui est candidat à sa propre succession en 2027, a dû renoncer à ce projet. Mais en dépit de l'abandon du programme FIFA FORWARD, les fédérations européennes de football veulent sa tête.
Or, tout le monde n'est pas de cet avis. Contrairement aux fédérations européennes et leurs alliés qui considèrent que le projet d'investissement privé de Gianni Infantino violait l'éthique et la morale du football, Samuel Eto'o soutient avec conviction que ce projet aurait beaucoup apporté à l'Afrique qui manque cruellement de ressources financières pour développer son football. Aussi le président de la FECAFOOT a-t-il affiché son soutien à Gianni Infantino en vue de l'élection à la présidence de la FIFA prévue en mars 2027. Samuel Eto'o estime que Gianni Infantino a beaucoup aidé l'Afrique et les fédérations du continent à se développer plus rapidement. En ce qui concerne le projet commercial, le dirigeant camerounais défend le programme FIFA FORWARD et l'ouverture aux investisseurs privés, qu'il juge nécessaire pour doter les pays africains d'infrastructures solides. C'est pourquoi il appel à l'union et souhaite que les fédérations de la Confédération africaine de football (CAF) fassent bloc derrière le président de la FIFA. C'est là le crime de Samuel Eto'o Fils.
Il faut le dire, les fédérations européennes qui, elles, sont à l'abri du besoin, donnent l'impression de souffrir de se sentir en concurrence avec la gouvernance de Gianni Infantino qui multiplie les initiatives pour générer des fonds importants en faveur d'autres fédérations, comme c'est le cas dans le football européen. Mais surtout, le projet du président de la FIFA se fait au profit des pays des continents qui ont besoin de ressources financières pour développer leur football, notamment l'Afrique. Or, le développement du football sur le continent africain et ailleurs, n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'Europe qui profite presqu' exclusivement et abondamment du vivier des meilleurs talents africains attirés par l'argent qui circule massivement dans le football européen. Si l'Afrique parvenait à hisser son football au niveau de l'Europe avec les mêmes niveau d'infrastructures, de montants de transfert et de salaires, quel joueur africain prendrait encore le chemin des championnats européens ? Il faut comprendre les enjeux...
La vérité est que le football mondial, tel que dessiné aujourd'hui par les européens, est un business lucratif dominé par les Européens qui veulent tout contrôler. C'est un marché où l'argent est roi. C'est un vaste projet commercial dominé par l'argent et les investisseurs privés géants. Nous sommes dans un monde des affaires où il ne s'agit que d'argent, pur et dur ! Faut-il le faire remarquer, les fédérations européennes et ceux qui accablent Gianni Infantino ne voient pas la surenchère et l'inflation financière qui ont été instaurées dans le football mondial par le modèle européen. Les détracteurs de Gianni Infantino ne dénoncent pas les investissements étrangers massifs dans les championnats occidentaux via de colossales opérations de rachat de clubs à des montants pharaoniques. Des opérations qui ne sont rien d'autre que des investissements privés au profit du football européen.
Que dire de l'explosion des transferts qui atteignent aujourd'hui des montants stratosphériques ? Les observateurs dénoncent régulièrement les mécanismes de l'inflation générée par les fédérations européennes. En effet, le modèle économique du football européen qui domine le monde repose sur une centralisation et une maximisation féroce des revenus qui irriguent le marché de manière à travers l'explosion des primes dans les compétitions phares européennes. Ce sont des sommes colossales qui permettent aux acteurs de surpayer les transferts et les salaires, dictant ainsi les prix de ce qu'il est convenu d'appeler '' le marché mondial du football ''. Les détracteurs de Gianni Infantino ne voient pas le système des droits télé gigantesques qui ne sont rien d'autre que des opérations commerciales privées au profit du football européen.
Personne n'est dupe, bien que l'on prétendre que le système des droits télévisés géants dans le football européen ne découle pas directement des investissements privés, ces droits financent et attirent de fait, astucieusement, les investissements privés. C'est cette manne financière commerciale qui a transformé le football en une industrie ultra-lucrative, avec des fonds de capital-investissement, des multi-milliardaires et autres groupes financiers qui rachètent à tour de bras des clubs ou des parts de ligues commerciales. Permettant à l'Europe de rafler tous les super talents dont regorge le continent africain et vidant totalement les modestes championnats locaux. Gianni Infantino n'a rien inventé. Il a voulu mieux faire ce que les Européens font déjà depuis longtemps. Mieux, le président de la FIFA a voulu le faire notamment au profit de l'Afrique. On ne peut donc pas en vouloir à Samuel Eto'o Fils pour cela.